raphael

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# Posté le jeudi 28 septembre 2006 13:40

interview

interview
Discrètement, Raphael Haroche est entré dans la cour des grands. Alors que sa voix ambiguë et sa beauté androgyne agaçaient encore il y a quelque temps, cet enfant gâté du rock est soudain devenu l'un des fers de lance de la nouvelle chanson française. Son fait d'armes ? Caravane, un album romantique et optimiste aux refrains obsédants, vendu à 680 000 exemplaires. Moins métaphorique et plus sensible que les deux précédents, cet opus relayé par les trentenaires et les bobos a rattrapé un public plus jeune : les étudiants et les adolescents. Et si ces derniers écoutent en boucle sur leur iPod Ne partons pas fâchés, Et dans 150 ans ou Schengen, c'est qu'ils trouvent dans les textes de ce garçon de 29 ans des sujets qui leur parlent : amours contrariées, envies d'évasion, amitié. Dans ce que l'intéressé décrit comme «un hommage à la vie», on trouve de la tendresse, de l'espoir, de la rage, du désir et de la sensualité. Avec lui, son public emprunte le chemin ba(na)lisé qui mène de l'enfance à l'âge adulte. Certains avouent ressentir des frissons en écoutant ses chansons, d'autres vibrent pour cette voix qui «prend aux tripes».


Dès son premier disque, Hôtel de l'univers, en 2000, Raphael impose son style. Le deuxième album qu'il sort trois ans après, la Réalité, est un succès : porté par un tube, Sur la route, en duo avec Jean-Louis Aubert, il est consacré disque d'or. Comme si cette association avait été essentielle pour lui valoir une légitimité auprès du public et du métier, il s'offre des collaborations de rêve pour interpréter les morceaux qu'il a composés. Sur Caravane, on retrouve Richard Kolinka, batteur du groupe Téléphone, Simon Edwards, bassiste du groupe Talk Talk, Albin de la Simone, Mike Garson, pianiste de David Bowie, et surtout le guitariste fétiche de ce dernier, Carlos Alomar, qui a également travaillé avec Iggy Pop et John Lennon. Autant de noms qui faisaient rêver le jeune Parisien sur les bancs d'Henri IV. Aujourd'hui, ce fils d'avocats nourri de Rimbaud et Kerouac vit pleinement de sa musique. Ses contradictions fascinent : mi-ange mi-voyou, son coeur balance entre une classique variété française et une pop anglaise plus rebelle. En juillet 2002, il assure la première partie de son idole, David Bowie, et trois ans après, participe au concert de soutien à Florence Aubenas. Une nuit, il saccage une chambre d'hôtel à Rennes mais vous reçoit au Royal Monceau doux comme un agneau. Les filles et les garçons se pavanent devant lui mais il reste amoureux fou de sa dulcinée, l'actrice Mélanie Thierry, avec qui il danse dans le clip de Caravane. Sur la route depuis cinq jours, Raphael a entamé une tournée de cinq mois. Au programme : trois passages à l'Olympia et une escale au printemps au Zénith de Paris. La Caravane passe...




Un après-midi d'octobre, nous avons retrouvé Raphael près de chez lui, au bar de l'hôtel Royal Monceau, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Les cheveux en bataille, une écharpe beige autour du cou et de grosses baskets grises aux pieds, le jeune homme est contrarié. Il a perdu son portable. Importuné par la fumée d'un cigare ou par d'incessants passages, il changera trois fois de place avant de nous emmener dans une pièce plus tranquille. Sourire charmeur et voix douce, il se confie.

Le Figaro Magazine - Avez-vous toujours voulu devenir chanteur ?
Raphael - Oui et non. J'en rêvais, mais ça me paraissait compliqué. En fait je voulais devenir soit tennisman, soit chanteur. Mais quand on est petit, la vie est tellement plus cool avec un walkman sur les oreilles ! A l'adolescence, je ne le quittais jamais : je m'endormais avec, et, au réveil, je rappuyais sur «play».


Depuis «Caravane», on frôle la «Raphaelmania». Etes-vous à l'aise avec vos groupies ?
Très à l'aise. Ce qui est désagréable, finalement, ce sont les gens qui ne vous connaissent pas. Vous savez, ceux qui vous ont vu à la télé mais ne savent plus si vous êtes acteur, écrivain ou chanteur.

Vous renvoyez l'image d'un garçon plutôt sage. Où puisez-vous l'inspiration pour écrire vos chansons ?
Quand j'écris, j'essaye de me plonger dans un univers, de mener une vie plus stimulante émotionnellement. Autrement dit, je passe mon temps dans les rayons de la Fnac, non pour me divertir mais à la recherche de disques, livres et films susceptibles de m'inspirer. Au fur et à mesure, des petites fenêtres s'ouvrent et je deviens plus sensible à ce que je ne vois pas d'habitude. Après, il y a quinze manières d'interpréter tout ça.


Vous êtes fan de Bowie, Iggy Pop, Téléphone... Quel regard portez-vous sur les chanteurs de votre génération ?
Je trouve Cali très félin. Sur scène, il est impressionnant. Côté textes, j'ai rarement vu un homme qui écrivait aussi bien que Daniel Darc, et, dans le dernier album de Miossec, il y a quelques chansons que je trouve aussi très bien. Finalement, les chanteurs qui me touchent musicalement sont tous des hommes qui ont un côté un peu brûlé.

Vous avez travaillé avec Jean-Louis Aubert. Que représente-t-il pour vous ?
C'est un ami. Un exemple, aussi. Un des hommes les plus attachants, intelligents et simples que je connaisse. Il a la même approche de la musique qu'un adolescent : il aime jouer, chanter, être dans les loges, dans les bus, faire des spectacles, écrire des chansons. Pour moi, Aubert incarne la liberté que les gens aiment et envient chez les artistes.

Quelles sont les musiques qui vous mettent en train ?
Cyndi Lauper me met de bonne humeur. Mais plus particulièrement, en ce moment, c'est Arcade Fire, très étrange, et Antony and the Johnsons que je vous recommande !


Votre premier clip, «Ô compagnons», a été réalisé par Jacques Audiard ; les deux suivants, «Caravane» et «Ne partons pas fâchés», par Olivier Dahan ; et vous avez écrit cette «Chanson pour Patrick Dewaere». Est-ce que le cinéma vous démange ?
Pour mes vidéos, c'est vrai que je préfère l'approche narrative des cinéastes à celle, plastique, des réalisateurs de clips. Mais le cinéma ne me démange pas, il m'intéresse. Eventuellement, jouer un petit rôle de pitre dans une comédie me dirait bien. Mais aller chercher des états émotionnels profonds pour le cinéma ne m'intéresserait pas.

Vous allez sillonner la France pendant plusieurs mois. N'avez-vous pas peur de vous lasser ?
Mon idéal de vie, c'est la tournée. Quand vous vendez des disques, vous êtes content parce que vous savez que cela vous permettra de monter sur scène. Quand, au début, on a du mal à faire venir quinze personnes, aligner autant de dates, c'est formidable !


Quelle couleur voulez-vous donner à votre tournée ?
Je voudrais que mes concerts soient mystérieux. En termes de son, nous avons travaillé sur quelque chose d'assez rock. Pour l'ambiance, beaucoup de gens talentueux ont apporté leur touche au spectacle. Moi, je me suis contenté de donner des idées. Des références cinématographiques notamment ; comme ce film de Tarkovski, le Miroir, dont j'avais aimé la lumière.

Vous souvenez-vous de votre premier concert ?
Le tout premier auquel j'ai assisté était un concert de David Bowie à La Courneuve. Je devais avoir 11 ans. J'étais fasciné de voir mon idole descendre du ciel au bout d'un câble devant 60 000 personnes. Ce chanteur a été une révélation pour moi ; il a totalement changé ma perception de la vie. Quand mon tour est venu de monter sur scène, j'étais guitariste dans un groupe de jazz (le percussionniste était un certain Benoît Magimel, NDLR). Notre premier concert a eu lieu dans une école et j'avais vraiment la pétoche !

# Posté le jeudi 28 septembre 2006 13:39

Article du Parisien

Article du Parisien
L'Olympia transformé en étuve par les fans de Raphaël

Olympia, Paris (IX e ), 23 h 20. Raphaël à l'Olympia, concerts complets depuis des mois ? Voilà qui promettait une vraie foire d'empoigne boulevard des Capucines. Et cela n'a pas manqué.
Pendant que les admiratrices les plus fiévreuses se serraient dans la fosse, des spectatrices plus mesurées patientaient à l'extérieur. Comme Esther et Beverly, 20 ans et 22 ans. « Le prototype de la fan, ça m'insupporte », lâche Beverly. A l'homme aux traits délicats, cette étudiante en droit préfère l'artiste, « sa voix incroyablement nasillarde, son univers torturé, perturbé ». Très cliente de « l'onirisme angoissé » de Raphaël, sa copine Esther souligne que « son physique et sa manière de chanter sont à la fois particuliers et dans l'air du temps ».

« Chanteur à filles malgré lui »

L'interprète de « Caravane » a beau provoquer l'hystérie, on aurait tort de réduire son public à une horde de femelles hululantes. « Raphaël, il est pas mal mais on n'en rêverait pas la nuit », confirment Elodie et Justine, respectivement commerciale de 26 ans et attachée de presse de 24 ans. « J'apprécie son utilisation de la guitare sèche, qui tranche par rapport aux sonorités électroniques majoritaires aujourd'hui, ajoute Elodie. Son répertoire reste adulte, et sans visée commerciale. » En fait, Raphaël semble bien un « chanteur à filles malgré lui », comme l'avance Nadia. Cette comptable de 36 ans est venue le découvrir sur scène grâce à sa petite soeur Sophia, assistante de gestion, qui a décroché deux invitations par le biais de son entreprise. Mais, face aux fans venus en surnombre, les deux soeurs n'ont pas combattu longtemps. Car, avec l'affluence, l'Olympia s'est transformée en véritable étuve. Un quart d'heure après l'entrée en scène de Raphaël, les victimes de malaise commencent à sortir de la salle. Une adolescente, un homme d'âge mûr, une robuste quadragénaire... Et voilà Sophia et Nadia qui fuient plutôt que de flancher à leur tour. « Il fait 40 degrés là-dedans, ça transpire, tout le monde se colle et se dandine pour tenter de voir quelque chose », explique Sophia. « Je n'ai jamais vu l'Olympia comme ça, s'exclame Nadia. Ce ne sont pas des chansons dansantes, alors rester droits comme des i pendant deux heures, après une première partie interminable, c'est trop dur. » Même son de cloche du côté de Vanessa et Déborah, 19 ans et 15 ans. « On est contentes d'être là mais où se mettre pour que ce soit un minimum confortable ? » Du coup, à la fin du premier rappel, le fond de la fosse a pris la tangente pour retrouver un peu d'air. Les plus endurants, qui demeuraient largement majoritaires, ont attendu le dernier round à 23 heures pour sortir de la salle, avec sur le visage un mélange de ravissement et d'épuisement. Parmi eux, Vanessa et Déborah. Allez résister à Raphaël...


Charlotte Moreau
Le Parisien , mercredi 22 mars 2006
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# Posté le jeudi 28 septembre 2006 13:26

22/03/2006

22/03/2006
Dans la salle il y avait le réalisateur Claude Lellouch, le présentateur Nagui et sa compagne Mélanie Thierry.

# Posté le dimanche 26 mars 2006 16:52

Raphael à l'Olympia le 22 mars 2006

Raphael à l'Olympia le 22 mars 2006
J'étais à l'Olympia le 22 mars 2006 voir Raphael, c'était trop bien !!!!

# Posté le dimanche 26 mars 2006 16:48